Dernière séance montée : 1er février dernier. Il y a tout juste un mois.
Un vrai bonheur, je me souviens. Un poney disponible, volontaire. J’ai vraiment le souvenir d’une séance à part. L’aboutissement d’un travail de fond après pas mal de mois de relâche suite à plusieurs séances d’ostéo. C’était pas grand chose. Rien de particulier. Juste un poney rond, stable, relâché, actif, à l’écoute. Confiant. Serein… C’était juste agréable. Ce genre de séance qui vous laisse rentrer avec le sourire.
Je pensais alors pouvoir remonter une quinzaine de jours plus tard… Mais non. C’était sans compter tout ce bordel d’interventions, de cliniques, de reprises, de plaies, de pansements et j’en passe.
Heureusement il y a eu tout ce travail à pieds si essentiel qui nous a permis de ne pas tout lâcher. Et de ne pas nous éloigner… Et puis il y a eu ces autres petites mains, qui ont composé avec lui à leur manière.
Et puis aujourd’hui… Le bonheur de remonter un peu. Juste un peu. Du pas. Un peu de trot. Deux tours de galop. Juste pour le plaisir. Même si ça tirait. Même si c’était pas agréable…
Et cette impression étrange de ne pas retrouver mes repères. Normal. D’autres sont passées par là. Il faudra que je prenne le temps de retrouver mes marques. A mon rythme. Car j’ai déjà compris que ce serait long. Long d’oser me rassoir vraiment. Long de ne plus avoir mal. Long de refaire confiance à mon corps.
Et puis coup dur. Rien de grave. Mais la confirmation par le médecin de ce dont j’étais persuadée. Ça ne cicatrise pas bien. Ça ne cicatrisera pas mieux. J’ai été foirée jusqu’au bout. Si je veux retrouver un « aspect » décent, il faudra passer par une chirurgie esthétique réparatrice. Voilà… Pour la première fois depuis un mois j’ai eu envie de pleurer. Pourtant c’est pas grand chose. J’ai mes deux mains, mes deux jambes, ma tête est bien là aussi, il me semble. Mais voilà… On a touché à l’intime. Et moi qui suis pourtant plutôt j’m'enfoutiste, pour une fois, ça me touche.
C’est comme ça… Je ferai avec. Pas de chirurgie supplémentaire, ça non. Mais ça fout un peu mal quand-même…
Allez, demain j’irai me consoler au près du gros. Je le monterai doucement. Au pas. Pour le plaisir. Ou bien je le longerai. Je ne sais pas. On verra.
C’était une mauvaise journée. Et il y en aura bien d’autres ! Hauts les cœurs…




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